Comfort food santé : plus facile qu’on ne le pense !

Comfort food santé : plus facile qu’on ne le pense !

Aujourd’hui, j’ai cuisiné une poutine. Oui, une poutine.

Moi, qui cuisine santé. Moi, qui viens de loin. Je crois bien que je suis devenue québécoise parce que la poutine fait désormais partie de mon comfort food.

En préparant notre nouveau cours sur le comfort food ainsi que le podcast avec l’équipe de Blond Story sur le sujet, je me suis interrogée sur ce terme. Un aliment-réconfort, un aliment qui nous donne du bonheur, qui nous fait nous sentir à la maison, qui nous ramène en enfance. Je me suis rendu compte que ce sentiment était vraiment relatif. De toute évidence, pour moi, mon comfort food c’est le couscous de mon père. La tarte aux pommes de ma mère. Mais aussi le fromage de terroir, après des années passées en France. Les tacos, qui me rappellent mes études universitaires au Mexique. Et la poutine.

Si j’avais été italienne, mon comfort food serait probablement les pâtes carbonara ou la pizza (bon j’avoue, c’est AUSSI ça mon comfort food, #GourmandeUnJourGourmandeToujours, c’est d’ailleurs pour ça que j’en ai créé des recettes, sans produits laitiers ni lard ni gluten dans notre cours en ligne Cuisiner sans allergènes pour toute la famille.) Bref, tout ça pour dire que c’est très culturel, c’est relié à notre histoire familiale.

Pourtant, le comfort food est très lié, pour beaucoup de gens, à une alimentation industrielle, hyper transformée, chimique. Vous en rendez-vous compte ? On compte sur l’industrie pour nous apporter ce sentiment de bien-être, de retour à la maison. Ouf, déjà l’idée même est effrayante pour ce qu’elle implique en termes de dépendance. Mais c’est probablement aussi pour cela que le comfort food est associé à la culpabilité. Comme si c’était mal de manger.

Non. Non et non. Le comfort food ne devrait pas être sujet à culpabilité (que ce soit par culpabilité de ne pas manger sainement ou par culpabilité de ne pas manger assez sainement, la nourriture ne devrait jamais être liée à la culpabilité). J’ai d’ailleurs écrit un article sur l’orthorexie d’ailleurs si le sujet vous intéresse. D’abord parce que se faire plaisir fait partie de la vie (si vous venez aux cours de l’Académie Végétale, vous savez que nous n’aimons pas les régimes ni les dogmes alimentaires). Et ensuite, qui a dit que comfort food ne pouvait pas rimer avec santé?

Aujourd’hui, j’ai cuisiné une poutine.

J’y ai mis des frites de patate douce et de panais cuites au four avec un peu de paprika fumé. Une sauce brune délicieuse avec du miso (et probiotique, ma sauce, en plus !), du sirop d’érable, de la levure alimentaire, de l’oignon… et bien sûr, du fromage scouic scouic à base de tofu.

Mais, j’ai aussi fait des tacos à la sauce barbecue, du pop-corn au cari, du fromage à nachos et de la crème sure, du ketchup, du chili, des burgers, des biscuits style Oreo, et même la célèbre tartinade aux noisettes et chocolat, faite sans huile de palme, avec… de l’aubergine. Ok, j’ai peut-être perdu quelques lecteurs(-trices) avec la dernière partie de cette phrase, mais je vous assure que c’est vrai et que ça GOÛTE la tartinade aux noisettes! Le point commun de toutes ces recettes que je vous montrerai dans notre cours sur le comfort food? Elles sont réconfortantes, caloriques (oui, oui, caloriques…vous ai-je déjà dit aussi qu’à l’Académie Végétale, on ne comptait pas les calories parce qu’on pense que c’est la qualité des aliments qui compte?), chaudes pour la plupart, et elles contiennent de vrais aliments. Pas des saveurs. Pas des numéros. Pas des couleurs. Des aliments. Et surtout, toutes ces recettes sont préparées avec amour et avec conscience.

Il y a une différence entre alimentation réconfort et alimentation saine. Et si ce réconfort, ce bien-être, ce sentiment de joie venait avec une véritable connexion, avec un respect de soi, avec un amour pour notre corps ? Parce que si le comfort food mène à un sentiment de bien-être, c’est aussi le cas de l’alimentation saine qui nous donne de la vitalité. Le problème, c’est que l’alimentation saine est souvent assimilée à une cuisine pas vraiment délicieuse, parce qu’on n’a pas appris à la cuisiner. Avant, bien sûr, de connaître l’Académie Végétale. 😉

Et quand bien même que votre péché mignon serait de manger des aliments « pas si santé que ça »… la vie, c’est aussi se faire plaisir, sans frustration, en bougeant, en s’écoutant et en s’épanouissant !

Ces 3 techniques à découvrir vous aideront peut-être à faire rimer comfort food et alimentation saine : 

 

–       la déshydratation : savez-vous qu’en utilisant un déshydrateur, vous mangez des aliments qui ont l’air d’être cuits (sautés de légumes, chilis, confits), mais qui ont gardé tous leurs nutriments ? Nous vous montrons comment faire dans notre cours Cuisiner au déshydrateur;
–       la cuisson douce avec un autocuiseur à basse température;
–       la fermentation : bière de gingembre pour remplacer vos sodas, citron confit, choucroute épicée ou sauce piquante pour rehausser vos sandwichs. On vous montre tout ça dans notre cours en ligne sur les fermentations (également disponible à Montréal en classe).




Et je vous partage aussi 5 ingrédients qui apporteront le côté comfort food à vos recettes dont je suis absolument fan :  

 

–       La patate douce ou les courges (j’en mets dans mes boulettes de burger, dans mes soupes, mes smoothies, mes salades);
–       La levure alimentaire, qui donne un goût fromagé dé-li-cieux;
–       Le miso, saveur umami merveilleuse (umami est une saveur représentant l’équilibre des saveurs);
–       Le tempeh (qui remplace facilement la viande dans les sauces à spag ou les lasagnes);
–       Les champignons : dans les sautés, dans les soupes, dans les cretons ou les rillettes, comme on vous le montre dans notre cours Cuisiner sans allergènes pour toute la famille.

 

Ainsi que 3 recettes que j’adore : 

 

Cubes apéros de tempeh marinés au sésame

 Ingrédients 
  • 1 bloc de tempeh de 240g
  • 3 c. à table de sirop d’érable
  • 3 c. à table de sauce tamari
  • 1 c. à thé de gingembre frais râpé
  • ½ c. à thé de citronnelle
  • 2 c. à table de graines de sésame blanc
 Préparation

Couper les tempeh en petits cubes (si c’est pour un apéro) ou en lamelles (si c’est pour mettre dans un sandwich), et les faire mariner 1 heure avec le reste des ingrédients, sauf les graines de sésame.
Dans une poêle, faire revenir le tempeh à feu moyen pendant 10 minutes, jusqu’à ce que les morceaux soient bien dorés.
Retirer les morceaux de la poêle et les rouler dans les graines de sésame.
Les servir avec des petits pics en bois pour un apéro.
Se marie très bien avec une marinade de fruits secs au citron et gingembre.

Fromage à nachos



Retrouvez notre recette à nachos incontournable sur le blogue de l’Académie Végétale.  

Chili au PVT

 Ingrédients
  • 2 tasses de fèves rouges
  • 1 tasse de protéine végétale texturée
  • 3/4 tasse de maïs
  • 3 tomates
  • 2 oignons5 branches de coriandre
  • ½ tasse de ketchup
  • 2 c. à thé de cumin
  • ½ piment jalapeno
  • 1 lime
  • 1 branche de céleri
  • 2 gousses d’ail
  • 1 c. à table d’huile d’olive
  • Sel au goût 


Préparation

Réhydrater la protéine de soya texturée dans 2 tasses d’eau chaude. Réserver.
Hacher le piment, les oignons, l’ail, le céleri et les tomates.
Faire revenir le tout avec de l’huile d’olive et le cumin dans une grande casserole pendant 20 minutes.
Ajouter les protéines de soya texturée avec leur eau de trempage et le ketchup, le maïs et les fèves, et continuer de cuire pendant 15 minutes. Hacher la coriandre et faire un jus avec la lime, puis les ajouter sur le chili au moment de servir.

Alors, mettez-vous à l’aise avec de la bonne musique, et cuisinez-vous du bon comfort food vraiment nourrissant et délicieux.

C’est l’automne, après tout !